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Photo de Liz Seabrook

Le meilleur thé de Turquie tient dans un mouchoir de poche

Ben Mervis

Dans un Grand Bazar d'Istanbul sous perfusion, les tasses de thé fumantes partent toutes de ce même petit salon d'à peine 2 mètres carrés.

Photo de Liz Seabrook

Au bout d'une petite ruelle, dans l'emblématique Grand Bazar d'Istanbul, à côté d'une belle petite cour médiévale, se trouve un petit placard où un vieil homme prépare le thé pour des centaines de personnes.

Toutes les photos sont de Liz Seabrook

Dans le Grand Bazar, le thé coule à flots et surtout par vagues. Il est servi fort et noir, dans des verres en forme de sablier, accompagné de morceaux de sucre et d'une petite cuillère.

Au mur, on trouve plus d'une douzaine de téléphones et chaque combiné est lié directement à un magasin différent du marché.

La sonnerie retentit bien trop souvent pour faire du thé de manière traditionnelle – en utilisant la bouilloire à double étage ou çaydanlık. Au lieu de ça, le « standardiste » fait couler l'eau bouillante d'un robinet à travers une passoire remplie de feuilles de thé jusqu'aux verres qu'il porte habilement dans sa main libre.

La commande est prête en quelques minutes et chargée sur un plateau par un serveur qui stabilise d'abord le plateau avant de s'élancer dans le labyrinthe de petites rues formé par le bazar. Il y a un silence, une courte pause, puis le téléphone sonne à nouveau.


Cet article est extrait de Fare, un nouveau magazine qui explore la culture d'une ville à travers sa nourriture, son histoire et sa communauté. Fare présente à ses lecteurs une ville et fait parler ses habitants : en descendant les ruelles, en faisant renaître les histoires oubliées, en explorant les quartiers, en visitant les institutions locales et en faisant plus que simplement goûter la nourriture proposée.