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Une boulangerie condamnée pour avoir utilisé une raquette comme presse-purée

De l'intérêt de ne jamais avoir recours à du matériel sportif pour écraser des pommes de terre.

Nick Rose

Nick Rose

Obtenir une purée de pommes de terre à la consistance parfaite a toujours été une putain de gageure. Pas question d’utiliser un robot-mixeur sous peine de finir avec un truc élastique qui ressemble à de l’aligot – sans le goût. Pas question non plus de n’y aller qu’à la force du poignet – c’est un brin fatiguant et ça permet uniquement la formation de « grumeaux » de patate un peu dégueu.

Dans le quartier d’Enfield, à Londres, une boulangerie semblait avoir trouvé la solution à cette impasse ; écraser des pommes de terre en utilisant une méthode pas très orthodoxe, soit une raquette de tennis. Problème, elle vient d’être condamnée à payer une amende titanesque justement pour cette astuce.

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Selon le Daily Mail, des inspecteurs de l’hygiène ont eu la délicieuse surprise de tomber sur « une raquette recouverte de pommes de terre à côté d’un récipient de patate bouillies » dans la cuisine que la boulangerie utilisait pour préparer notamment ses samoussas.

« Il semblerait que le staff ait déposé la raquette au-dessus du récipient afin d’écraser les pommes de terre en les poussant entre les cordes – comme un tamis – ou en les grattant », rapporte le Daily Mail sans plus de précisions.

Un tribunal d’Highbury a prononcé une amende de 152 823 livres (environ 170 000 euros) contre la cuisine qui était utilisée par deux magasins différents, Doce Bakers et Sweet Mahal pour « la préparation de desserts, de sucreries, de pâtisseries et de samoussas ».

Vu l’extrême sévérité de la punition, vous ne serez pas surpris d’apprendre que la raquette de tennis n’est que la partie immergée de l’iceberg

Vu l’extrême sévérité de la punition, vous ne serez pas surpris d’apprendre que la raquette de tennis n’est que la partie immergée de l’iceberg, symptôme d’un problème d’hygiène bien plus important – incluant notamment « un problème de nuisibles, un sol et des équipements particulièrement sales ».

Doce Bakers et Sweet Mahal avaient déjà reçu des visites de fonctionnaires du quartier en janvier 2016 pour tenter de résoudre ce problème. Depuis, les conditions n’ont fait qu’empirer.

Représentant d’Enfield, Daniel Anderson a défendu l’amende :
« Nous voulons être très sévères avec les différentes adresses qui proposent de la nourriture mais dont le cadre de travail ne correspond pas aux normes d'hygiène », a-t-il confié au Daily Mail. « Nos concitoyens ont le droit d’attendre de la nourriture qu’ils achètent qu'elle soit comestible. »

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Quand on y pense, l’espace entre les cordes du tamis de la raquette de tennis convient parfaitement à la création de la purée de pommes de terre que vous allez fourrer dans votre samoussa. Un truc clairement ingénieux à défaut d'être 100 % éthique.

Si jamais vous êtes en galère à la maison, vous pouvez toujours utiliser de l’équipement sportif pour écraser vos patates. Retenez-vous simplement de les vendre à des étrangers de passage quoi.