Munchieshttps://munchies.vice.com/frRSS feed for https://munchies.vice.comfrFri, 07 Dec 2018 17:35:57 +0000<![CDATA[Être barman dans un fief de la Camorra]]>https://munchies.vice.com/fr/article/zmdvw3/etre-barman-dans-un-fief-de-la-camorraFri, 07 Dec 2018 17:35:57 +0000 Bienvenue dans Cuisine Confessions, une rubrique qui infiltre le monde tumultueux de la restauration. Ici, on donne la parole à ceux qui ont des secrets à révéler ou qui veulent simplement nous dire la vérité, rien que la vérité sur ce qu'il se passe réellement dans les cuisines et les arrière-salles des bars et des restaurants.

J’ai toujours été un gamin plutôt agité. Pas spécialement concentré à l’école mais pas assez fou pour la lâcher complètement non plus. On était dans les années 1990. Il y avait une atmosphère propice à la rébellion et tout ce qui était « alternatif » était la norme de l'époque.

Pour moi, cela se matérialisait surtout par le fait de rester pendant des heures dans une trattoria con enoteca de mon quartier. Elle était tenue par un mec qui incarnait parfaitement tous les stéréotypes de la profession : bourru, tyrannique et s’autoproclamant « grand connaisseur de la rue et de la vie ».

Je ne peux pas dire que j'y ai vraiment « travaillé ». Ce qu’on confiait aux jeunes frappes de mon genre, c’était une série de tâches allant des petites commissions aux menus services. Mon rôle consistait donc le plus souvent à verser du whisky de qualité suspecte dans des gobelets en plastique blanc.

À partir de ce moment-là, ma vie n’a plus été qu’une longue liste de boulots différents – cette fois bien réels et toujours dans le secteur administratif. Un chemin qui m’a mené à ouvrir mon premier rade en 2006 et à en fréquenter un paquet d’autres.

Je peux commencer avec l’histoire de ce client qui, persuadé que je ne respectais pas le bon ordre d’arrivée, a attiré mon attention en pointant un flingue vers moi : « Je crois que c'est mon tour ».

J’habite à Naples et ma vie professionnelle m’a souvent amené à tafer dans une zone qui part de la périphérie nord de la ville pour s'étendre jusqu'aux confins de Caserte. Un coin assez grand dans lequel bars et discothèques prolifèrent. Ne parler que de ces lieux serait pourtant réducteur.

Il existe des dizaines d’événements différents qui nécessitent l'emploi de barmen prêts à servir des centaines de personnes le même soir ; concerts, fêtes de quartier ou buffets géants. On les considère comme des « points de vente » et ils servent pour beaucoup d'entrée dans le monde des bars.

Je parle de soirées qui peuvent réunir entre 1 500 et 2 000 personnes – et qui réclament des horaires de travail que vous pouvez imaginer. Avec un de mes collègues, on avait l'habitude de dire que si on faisait moins de 12 heures de taf par jour, on ne pouvait pas dire qu’on avait vraiment bossé : on avait rendu service au patron mais on ne pouvait pas réclamer de salaire.

L’événement le plus blindé auquel j'ai assisté, c'était une soirée avec des DJs du monde entier. Il y avait environ 15 000 personnes qui avaient payé pour en être. Mais ce n’est même pas ce soir-là que j’ai servi le plus de verres. Ce record personnel, je l’ai atteint lors d’une journée de taf de 12 heures consécutives pendant lesquelles j’ai servi plus de 900 boissons. Et, comme on peut s’y attendre avec des chiffres de cette ampleur, les clients ont commandé tout et n'importe quoi.

Je pourrais commencer avec l’histoire de ce client qui, persuadé que je ne respectais pas le bon ordre d’arrivée, a attiré mon attention en pointant un flingue vers moi : « Je crois que c'est à mon tour ». Ou celui qui, fatigué de faire la queue devant la caisse, a essayé de résoudre le problème en me proposant directement 50 balles. Pour une bouteille d'eau.

Vous apprenez à distinguer qui appartient réellement à un écosystème camorriste et qui, au contraire, n'est qu'une imitation. Généralement, les premiers n'ont pas besoin de le hurler sur tous les toits.

Dans ce genre de bails, les clients commandent principalement des mélanges d’alcool qu’ils considèrent particulièrement indiqués pour atteindre un état d’ébriété avancé en quelques gorgées. Tous unis par le même leitmotiv : la mite toujours plus vite. La consommation de boissons particulièrement sucrées semble avoir augmenté au fil des années, parallèlement à la consommation de MDMA censée amplifier et magnifier la perception de ces saveurs.

L’expérience la plus surréaliste, je l’ai vécue un été il y a quelques années. Un collègue m’avait averti que j'étais sur le point de servir un client connu pour ses liens avec la pègre. La direction m'avait demandé de satisfaire chacune de ses demandes. Arrivé au comptoir en compagnie de deux nanas, ce cinquantenaire à mi-chemin entre Tony Montana et le Tomas Milian de la belle époque, m’avait ordonné avec le même air de suffisance que Marie-Antoinette, « Verse de la vodka dans ce verre et ne t’arrête que quand je te le dis. »

J'obéis, j'incline la bouteille et je verse. Lui, nonchalamment, se retourne, et continue à papoter avec les filles. Le verre se remplit rapidement puis déborde, inondant le zinc de vodka et dégoulinant jusqu'au sol. Il se tourne vers moi alors que la bouteille est presque terminée, me regarde avec un mélange d’étonnement et d’indignation, saisit son verre, le vide un peu, me montre du doigt et lâche : « Toi, t'es con ! Mais au moins tu m’as fait marrer » avant de s'en aller.

Lorsque vous travaillez dans un endroit où le crime organisé est enraciné au milieu de diverses couches de population, vous partagez avec lui des lieux de vie, de divertissements, des modes et des usages. Derrière le zinc, vous voyez l’humanité défiler devant vous et vous apprenez - à distance. Qu’est-ce que vous apprenez ? À reconnaître les visages, les attitudes, les postures. Vous apprenez à distinguer qui appartient réellement à un écosystème camorriste et qui, au contraire, n'est qu'une imitation.

Généralement, les premiers n'ont pas besoin de le hurler sur tous les toits. Ils comptent sur le fait d'être « déjà connus ». Et pour cette raison, ils ne se laisseront aller que très rarement à des attitudes agressives gratuites. Ce savoir, aussi amer soit-il, vous permet de pratiquer votre taf dans un contexte social que certains définiraient comme « à la marge ».

Il est impossible de penser pouvoir rayer de sa vie professionnelle certains lieux qui seraient réputés comme étant « mal fréquentés ». Tout simplement parce qu'il n'y a pas de structures spécifiques affiliées à la Camorra.

Plus précisément, vous comprenez, vous savez et vous pouvez éviter tous les risques inhérents au fait de devoir expliquer qui est la personne qui se trouve devant vous, au bar. Tout se passe comme si c'était absolument normal et vous n'avez pas besoin d'une arme à feu pour pratiquer l'intimidation.

D'autre part, il est impossible de penser pouvoir rayer de sa vie professionnelle certains lieux qui seraient réputés comme étant « mal fréquentés ». Vous ne pouvez pas dire : « Je ne travaillerai plus jamais là-bas ». Pourquoi ? Tout simplement parce que les voyous ne choisissent pas les soirées en fonction des lieux. Il n'y a pas de structures spécifiques qui soient affiliées à la Camorra.

Le choix du rade se fait sur un certains nombre de facteurs : la popularité de l'endroit, la possibilité de se faire voir, la connivence avec les organisateurs et plein d'autres petites choses. En deux mots, si un lieu fonctionne bien, il est impossible de ne pas y croiser un certain type de « client » - sachant qu'il est important pour eux de se montrer et d'affirmer un rôle social sans avoir recours à la violence gratuite.

Parfois, il m'est arrivé d'assister à une véritable « compét’ » entre deux tables pour celle qui s'offrirait le champagne le plus cher. Si la première commandait dix bouteilles, l’autre était prête à l'imiter et ainsi de suite. Un engrenage qui se traduit presque toujours par des dépenses folles, pouvant atteindre des dizaines de milliers d’euros en une nuit.

Ne croyez pas cependant que ce sont les seuls clients difficiles à gérer. Il y en a beaucoup d'autres qui méritent au moins une mention. Le plus compliqué de tous est, selon moi, celui qui ne maîtrise pas les règles du jeu. En deux mots : celui qui sort au maximum une ou deux fois par an, et qui ne connaît pas le monde de la nuit, ses discothèques, son code de conduite (non-écrit) ou la relation parfois compliquée entre clients et videurs.

J'ai travaillé dans des contextes de violence extrême. Et le zinc m'a toujours - plus ou moins - permis de limiter mon rôle à celui de simple spectateur.

Dans ce genre d'environnement, la sécurité est un problème important. Il y a des gens qui sont capables de le gérer, d'autres moins. Souvent, ce « moins » se traduit par un recours disproportionné à la violence. Souvent, cette violence se fait au détriment du client.

Aujourd’hui, en tant qu'observateur, je considère que les équipes de sécurité sont bien préparées, organisées et fiables. Il existe une gamme très large d'événements bien gérés. Bien sûr, on trouve encore des poches de résistance, des cogneurs invétérés qui, lorsqu'un quidam est signalé par les lasers de leurs collègues, commencent à taper avant même de poser les questions. J’espère sincèrement que ce phénomène s’éteindra le plus rapidement possible, même si je reste sceptique.

À ce stade de la lecture, j'imagine que vous vous demandez : et si le client est l'un de ceux dont on a parlé auparavant ? L’approche des responsables de la sécurité vis-à-vis du crime organisé est très différente. Ils communiquent souvent par radio au sujet des clients qu’il faut prendre avec des pincettes.

Souvent, le chargé des relations publiques du lieu informe la sécurité en amont ou au moment de la réservation des tables. Il peut toujours y avoir une erreur, un quiproquo. Au cours de ma carrière dans ce milieu, j’ai vu plusieurs agents de sécurité subir le pire ou être obligés de se cacher dans tous les coins de la boîte pour échapper à des mecs armés de tout sauf de bonnes intentions.

Parfois, il suffit de jeter un coup d'œil aux paniers dans lesquels les agents de sécurité jettent les objets saisis lors des contrôles à l'entrée, pour compter le nombre de lames trouvées chaque soir sur les clients.

J'ai travaillé dans des contextes de violence extrême. Et le zinc m'a toujours - plus ou moins - permis de limiter mon rôle à celui de simple spectateur. La blague que je faisais souvent avec des collègues quand une bagarre éclatait devant nos yeux, c'était : « Ce soir, il y a du catch à la télé. » Parfois, il suffit de jeter un coup d'œil aux paniers dans lesquels les agents de sécurité jettent les objets saisis lors des contrôles à l'entrée, pour compter le nombre de lames trouvées chaque soir sur les clients.

Aujourd'hui, je tiens un petit bar à cocktails propre sur lui. Je peux me concentrer sur la qualité de l’offre et sur ma relation avec le client – qui n'a rien à voir avec celui qu’on peut croiser dans des grosses boîtes. Le local compte 14 places à l’intérieur et 16 à l'extérieur. On ne boxe pas dans la même catégorie.

Avec ce genre d’approche du travail, je peux enfin dire que je me sens chez moi ; je parle aux gens, je fais la conversation, la musique d’ambiance est basse. Je peux prendre mon temps et redonner au client le sentiment de vivre une soirée dans laquelle on vient pour se sentir bien et pas uniquement pour se montrer.

Les coins que j'ai mentionnés avant doivent faire du volume, des ventes, de la thune, indépendamment de tout ; des serveurs ou des clients. Au bout d'un moment, cela transforme la personne derrière le bar en machine et ça bousille son moral. Quand on commence dans le métier, on peut supporter ce genre de choses, on est plus résilient. Aujourd’hui, franchement, j’attends plus de mon taf.

D'ailleurs, je raconte tout ça derrière le zinc et devant un single malt, au milieu d'autres clients de passage, dans une conversation qui ressemble à celle qu’on pourrait avoir lors d’une soirée entre potes. Pour moi, il était temps que le bar ressemble à ça.

Propos de Dario D'Avino rapportés par Enrico Nocera que vous pouvez suivre sur Twitter


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<![CDATA[How-To : le gratin de chou-fleur au bacon et au fromage fondant ]]>https://munchies.vice.com/fr/article/zmdwq9/how-to-le-gratin-de-chou-fleur-au-bacon-et-au-fromage-fondantFri, 07 Dec 2018 10:58:07 +0000Reine des cuisines de MUNCHIES, Farideh Sadeghin donne ici sa propre version du gratin de chou-fleur en remplaçant notamment la chapelure par du bacon et en multipliant les doses de frometon par 2 (au minimum).

FAIRE AUSSI : La recette du gratin de chou-fleur

Alors OK, ça fait beaucoup de vaisselles pour un plat que vous allez probablement bouffer en solitaire mais le mélange chou-fleur/poitrine de porc/cheddar vaut tous les ménages à trois des films de Philippe Garrel.


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<![CDATA[Le nid d'oiseau comestible : un business crado qui peut rapporter gros]]>https://munchies.vice.com/fr/article/ev8da4/le-nid-doiseau-comestible-est-un-business-crado-qui-peut-rapporter-grosThu, 06 Dec 2018 15:03:08 +0000Mon royaume pour un nid d’oiseau. Je suis prêt à renoncer à tout ce que je possède contre une « maison des oiseaux » capable de produire ces petits bijoux. Les frais et le travail à fournir sont minimes alors que la demande est quasiment infinie – bien aidée par l’appétit insatiable des Chinois pour la soupe de nids.

L’ingrédient principal de cette soupe ancestrale – qui lui donne aussi son nom – n’est pas fabriqué manuellement avec des feuilles mortes et des brindilles glanées ici ou là. Ce sont les salanganes, une espèce d'oiseau endémique de l’Asie du sud-est et des îles du Sud Pacifique, qui se chargent de les construire avec leur propre salive.

Résultat ? Un nid à la texture croustillante, à mi-chemin entre la ruche d’abeille et la toile d’araignée. L'habitat est composé de plumes et dégage assez logiquement une forte odeur d’oiseau. Culinairement, il aurait tout un tas de propriétés curatives ; renforcement du système immunitaire, effets anti-âge, etc. Certains disent même qu’il pourrait soigner le cancer.

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« Ils sont très rares et très chers. En général, ils partent immédiatement à l’exportation », raconte Truong. « Ils sont vendus à des acheteurs dans d’autres parties du monde, des gens qui peuvent se les payer. Si on essaie d’acheter un nid naturel au Vietnam, on risque de tomber sur un faux presque à coup sûr. »

Le marché de la production de nids d’oiseaux étant ce qu’il est, il n’est pas vraiment utile de se risquer à ce genre de mésaventure. Un canal d’information local indiquait récemment qu’il y avait plus de 4 200 « maisons des oiseaux » au Vietnam, et que leur nombre ne fait qu’augmenter.

Truong reste très optimiste et souligne l’opportunité. « Cette industrie a beaucoup de potentiel. L’offre est encore très loin de satisfaire la demande. Et il va falloir pas mal de temps avant d’y arriver. On n’a aucune concurrence. »

Cet article a été traduit par NPD Khanh


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<![CDATA[L'oreiller de la Belle Aurore, un pâté pour épater la galerie]]>https://munchies.vice.com/fr/article/8xpqxa/loreiller-de-la-belle-aurore-un-pate-pour-epater-la-galerieThu, 06 Dec 2018 11:47:41 +0000C’est l’histoire d’un pâté en croûte démesuré. Un énorme carré doré et moelleux sur lequel on aimerait poser la tête et y faire des rêves emplis de gibiers crapahutant dans la nature – rêves qui peuvent rapidement se transformer en cauchemars sanguinaires si vous êtes végan.

Pour fabriquer un oreiller de la Belle Aurore, il faut une véritable ménagerie. Canard, colvert, biche, perdreaux, faisan, pigeon, cochon, volaille, pintade, ris de veau, foie gras et truffe sont autant d’ingrédients nécessaires à sa confection. En tout cas, c’est comme ça que le conçoit Gilles Vérot.

Charcutier reconnu, vice-champion du monde du pâté en croûte en 2011, il a décidé de remettre ce monument gargantuesque au goût du jour. Quatre fois par an, pendant la période de chasse, il en propose dans ses boutiques parisiennes : « On pourrait le faire toute l’année mais le produit doit rester exceptionnel », précise-t-il.

Jean Anthelme Brillat-Savarin
Physiologie du Goût de Brillat-Savarin.

Vérot et Tendret ne sont pas les seuls à rendre hommage à Brillat-Savarin et à son pâté. Au XIXe, Curnonsky, célèbre critique gastronomique et son compagnon de route Marcel Rouf, en parlent également dans La France Gastronomique : Guide des merveilles culinaires et des bonnes auberges françaises, la Bresse, le Bugey et le pays d’Aix. Les auteurs arpentent la région d’origine de Brillat-Savarin pour en chroniquer les auberges et les hôtels entre poulet à la crème, écrevisses de rivières fraîches ou crème renversée.

Mais c'est encore Tendret qui décrit le mieux le pâté : « Lorsqu’on coupe l’oreiller de la belle aurore, le parfum des truffes noires mêlé au fumet des viandes embaume la salle à manger; les tranches tombant sous le couteau présentent l’aspect d’une mosaïque de couleurs vives et variées et sont imprégnées des sucs d’une gelée vineuse couleur d’or; la croûte toute pénétrée d’un mélange onctueux de beurre frais et de foies de volaille est tendre sous la dent fondante dans la bouche… »

On ne saura jamais si l’Aurore de l’oreiller appréciait le pâté qu'elle avait inspiré. Tendret relate sa mort à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans et dix mois par ses mots : « Assise sur son séant dans son lit elle finissait de dîner et crier à tue-tête : 'Apportez le dessert'. La servante accourue, mais trop tard; sa maîtresse, laissant le dessert, était allée prendre son café dans l’autre monde. »


Maison Verot, 3, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e, 01 45 48 83 32

Reynon, 13 rue des Archers, Lyon 2e, 04 7837 39 08

Lastre sans apostrophe, 188 rue de Grenelle, Paris 7e, 01 40 60 70 27

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<![CDATA[La sauce ranch]]>https://munchies.vice.com/fr/article/59v3xk/la-sauce-ranchWed, 05 Dec 2018 10:16:28 +0000Pour environ 250 g
Préparation : 10 minutes
Temps total : 15 minutes

Ingrédients

225 g de mayonnaise
250 ml de babeurre
1 c. à soupe d'oignon en poudre
1 1/2 c. à soupe d'ail en poudre
1 c. à soupe de ciboulette finement ciselée
1 c. à soupe d'aneth finement ciselée
1 c. à soupe de persil finement ciselé
un peu de votre sauce épicée préférée

Instructions

Mélanger tous les ingrédients ensemble. Déposer dans un récipient hermétique et réfrigérer jusqu'au moment de l'emploi. La sauce ranch se conservera au réfrigérateur pendant 5 jours.

Pour plus de recettes de sauces :

La sauce Sriracha maison
Le saumon sauce barbecue façon taulard
Le queso à la mexicaine


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<![CDATA[Gagner sa vie en revendant des bouteilles de vodka Trump sur eBay]]>https://munchies.vice.com/fr/article/pa5zdb/gagner-sa-vie-en-revendant-des-bouteilles-de-vodka-trump-sur-ebayMon, 03 Dec 2018 19:05:24 +0000Donald Trump n'est pas le premier président des États-Unis à pratiquer le mélange des genres. D’autres avant lui ont vu leur nom associé à différents business. Jimmy Carter avait des champs de cacahuètes en Georgie, Ronald Reagan une carrière hollywoodienne tandis que la famille Bush a fait fortune dans le pétrole et une longue tradition de forage à l’ouest du Texas.

Mais jamais politique et intérêts commerciaux n’avait semblé faire si bon ménage. On oublie facilement que le locataire de la Maison-Blanche était également le producteur exécutif de Celebrity Apprentice. Le mythe américain a tendance à faire l’éloge des vieux hommes blancs fortunés, mais putain, au moins Mitt Romney n'a jamais donné son nom à un steak.

En 2018, il y a donc encore des gens qui tentent de profiter des nombreux produits dérivés liés à Trump et datant techniquement de sa période dite de « citoyen lambda ». En particulier la célèbre vodka qui porte son nom qu’on trouve sur eBay où elle est au cœur d’une véritable économie parallèle.

Des dizaines de ces bouteilles en forme de gratte-ciel ornent les pages du site, tentant de trouver preneur – en l'occurence un internaute à la recherche d’un peu de memorabilia ou d’un morceau de l'histoire présidentielle. Si vous surfez un peu plus longtemps, vous allez commencer à entrevoir les ficelles de ce marché. Les bouteilles vides, selon leur taille et leur volume, se vendent généralement entre 25 et 100 dollars. Par contre, celles qui sont restées scellées ont beaucoup plus de valeur – j’en ai vues entre 200 et 1 000 dollars.

Il y a encore des Américains en possession de vodka Trump. Ils attendent simplement le bon moment pour se faire connaître et capitaliser sur leurs bouteilles.

Parmi toutes les initiatives entrepreneuriales de Trump, la vodka est probablement celle qui a le mieux réussi – rien qu’en étant commercialisée, c’était déjà mieux que l’université Trump, vaste arnaque, sa compagnie aérienne, Trump Shuttle, qui n’a jamais vu le jour ou Trump Mortgage qui ne mérite pas qu’on s’y attarde pour le bien de tous. Elle n’a été vendue que jusqu’en 2011, ce qui donne plus de logique au fait que certaines personnes aient conservé leurs bouteilles et sont en train d'écouler leur stock.

Yehoshua Jacobs, d'Israël, est l'un de ces vendeurs. Il me dit avoir vu de la vodka Trump dans une épicerie, recouverte de poussière. C’est là qu’il a eu une révélation. « J'ai vendu une bouteille pour 250 dollars », m'a-t-il dit sur Facebook. « [Je me suis dit] 'On essaye encore!’ Au bout d’une semaine, j’avais vendu ma deuxième bouteille. Il m’en reste trois. »

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Jacobs' display-size bottle of Trump Vodka is currently the most expensive listing of its kind. Screenshot via eBay

D’un point de vue symbolique, qu’est-ce qui incarne mieux l’Amérique du XXIe siècle qu’une bouteille d’une marque d’alcool ratée portant le nom d’un ancien cador de la télé-réalité devenue président ?

Souhaitons bonne chance à ceux qui ont su exploiter cette niche commerciale en revendant la vodka Trump à la mère patrie. Une sorte d’ouroboros du capitalisme, du cynisme et de la politique. Et peut-être que la prochaine fois, pour éviter de se plaindre, on élira un mec qui a sa propre marque d’alcool.


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<![CDATA[La nourriture en tube : une passion norvégienne]]>https://munchies.vice.com/fr/article/a3me3g/la-nourriture-en-tube-une-passion-norvegienneMon, 03 Dec 2018 11:49:53 +0000C’est la première chose qui saute aux yeux dans les supermarchés norvégiens. Des rayons frais qui débordent de tubes de nourriture déclinés en dizaine de parfums ; du fromage aromatisé au bacon à l’œuf de poisson. Issu d'une tradition séculaire de conservation des aliments, ce contenant insolite fait toujours fureur dans la péninsule scandinave.

L’histoire commence avec Olav Kavli, un entrepreneur local qui souffle en 1893 ses 21 bougies et décide d'ouvrir sa propre fabrique de fromages, conserves et pain plat. La popularité de l’entreprise qui porte son nom gagne tout le pays et bientôt le monde.

Mais Kavli ne s’arrête pas là. Il veut faire la différence et créer un produit totalement révolutionnaire. L’idée lumineuse viendra en 1917 quand il décide de changer le contenant du kaviar, vendu jusque-là en conserve, pour le remplacer par un tube.

Nourriture Norvège Tube 4

Ce n’est pas exactement ça si l’on se fie aux consommateurs. « On n’aime pas la nourriture en tube à proprement parler. On aime les situations où la nourriture en tube est pratique, assure par exemple Randi. Je peux apporter du kaviar ou du fromage sans avoir un frigo avec moi. Ce qui est dans le tube n'entre pas en contact avec l'air. Même si vous l'ouvrez et l’utilisez, ce qu’il y a à l’intérieur reste frais beaucoup plus longtemps ».

Il a beau faire - 40° durant les sombres jours d’hiver, les Norvégiens adorent les activités en extérieur. Certaines marques recommandent d'ailleurs de voyager avec un tube pour éviter les déconvenues et être sûr d’avoir toujours un en-cas à portée de main.

« Je faisais récemment de la rando en Europe et, à mon grand étonnement – doublée d’une certaine déception –, on n’a jamais pu trouver de bouffe en tube. Du coup, si on ne mangeait pas tout immédiatement après l’achat, la nourriture se détériorait dans la tente et les sacs à dos où il fait bien trop chaud. En plus, on a dû acheter et transporter des ustensiles et des sacs en plastique pour la protéger. C'était un gros désordre puant. » se plaint par exemple Nes* avant de poser la question fatidique : « Mais pourquoi vous n’avez pas de tubes ?! »

*Prénoms changés à la demande des intéressés.


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<![CDATA[Starbucks veut vous empêcher d’utiliser son Wi-Fi pour mater du porno]]>https://munchies.vice.com/fr/article/vba39y/starbucks-veut-vous-empecher-dutiliser-son-wi-fi-pour-mater-du-pornoFri, 30 Nov 2018 18:22:24 +0000Au moment de la rédaction de cet article, il y a 84 vidéos sur PornHub qui ont été tournées dans un Starbucks, à proximité d'un Starbucks, ou dont le titre contient le mot « Starbucks » (sans que ça ait forcément une incidence sur le contenu). Au moment où l’on écrit ses lignes, Starbucks s'engage à vous empêcher de regarder ces vidéos sur son Wi-Fi en 2019.

Selon Business Insider, la chaîne américaine lancera l’année prochaine des bloqueurs qui empêcheront ses clients de mater du porno ou n’importe quel contenu explicite dans ses cafés. Même si les conditions d'utilisation interdisent déjà spécifiquement de regarder des films de cul, cela ne semble visiblement pas dissuader les amateurs de consommation de porno en public.

« Apparemment, Starbucks se soucie plus de fournir des pailles en papier pour protéger l'environnement que de garantir la sécurité des enfants et des clients sur son réseau Wi-Fi. »

Starbucks est notamment pointé du doigt par une organisation à but non lucratif, Enough Is Enough, qui lui demande de bloquer les sites classés X et de respecter des engagements énoncés il y a plus de deux ans déjà.

« Apparemment, Starbucks se soucie plus de fournir des pailles en papier pour protéger l'environnement que de garantir la sécurité des enfants et des clients sur son réseau Wi-Fi public », dénonce Enough Is Enough dans une pétition en ligne.

« Starbucks a rompu sa promesse de filtrer les images de pornographie et de pédo-pornographie après avoir annoncé publiquement il y a plus de 2 ans et demi son intention de le faire grâce à un Wi-Fi sécurisé ! »

Donna Rice Hughes, PDG d’Enough Is Enough, a déclaré à Business Insider que, si Starbucks ne bloquait pas le porno, les cafés de la chaîne deviendraient essentiellement des refuges pour délinquants sexuels (elle pense également que les adolescents profiteraient du Wi-Fi pour contourner les filtres parentaux installés à la maison).

« Pour rester un havre de paix accueillant et sécurisé, nous avons identifié une solution qui permettra d’empêcher que ce contenu soit visionné dans nos magasins. »

Starbucks a donc décidé de prendre le problème à bras-le-corps – mais l'an prochain. « Même si cela ne se produit que très rarement, l'utilisation du Wi-Fi public chez Starbucks pour afficher du contenu illégal ou explicite n'est pas autorisée et ne l'a jamais été », a déclaré un porte-parole de la chaîne à MUNCHIES.

« Pour rester un havre de paix accueillant et sécurisé, nous avons identifié une solution qui permettra d’empêcher que ce contenu soit visionné dans nos magasins. Nous l’introduirons sur différents sites aux États-Unis en 2019. »

Si Starbucks pense vraiment que personne ne regarde du porno dans ses cafés (ou très rarement), il se fourre le doigt dans l’œil. Les forums r/trashy et r/Starbucks sur Reddit ont notamment hébergé des threads de clients ou de baristas choqués ( « Ce mec regarde du porno chez Starbucks », « AIDE! Un client regarde du porno dans le hall »).

Vous êtes prévenus. Profitez d’un dernier mois de branlette discrète à côté d’une étagère de mugs ou de thermos avec du Wi-Fi gratos avant d’être contraint de retourner chez vous ou dans la bibliothèque de quartier.


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<![CDATA[El Chapo aurait fait passer de la coke dans des conserves de jalapeños]]>https://munchies.vice.com/fr/article/kzv339/el-chapo-aurait-fait-passer-de-la-coke-dans-des-conserves-de-jalapenosThu, 29 Nov 2018 11:17:31 +0000Un peu plus tôt cette année, les procureurs fédéraux américains ont énuméré dans une note de service de 90 pages les (très) nombreux crimes qu’aurait commis Joaquín Guzmán Loera, plus connu sous le nom d' El Chapo, ancien chef du cartel de Sinaloa.

Selon le New York Times, on trouvait au milieu de détails (très) sordides, certaines des activités favorites du narco-trafiquant ; guerre de gangs, enlèvements, actes de torture, meurtres prémédités et une « tentative frauduleuse de faire entrer sur le territoire américain sept tonnes de cocaïne dans des conserves de piments jalapeños ».

Six mois plus tard, alors que se déroule à New York le procès d’ El Chapo, un témoin est venu corroborer ces informations. Les conserves de jalapeños remplis de coke ont bien existé, assure Miguel Ángel Martínez. Mardi 27 novembre, l’ancien membre du cartel devenu témoin, a déclaré au jury que 500 millions de dollars de cocaïne colombienne avaient été transportés jusqu’aux États-Uni, cachés dans des conserves étiquetées « La Comadre Pickled Jalapeño Peppers ».

« Les travailleurs chargés de les convoyer étaient forcément intoxiqués parce qu’à chaque fois qu’on les touchait, de la cocaïne était libérée dans l’air », a notamment expliqué Martínez. La mise en boîte s’effectuait d'abord sur un site de Mexico City. Les conserves étaient ensuite chargées dans des camions direction Baja, en Californie. Selon Martínez, entre 25 et 30 tonnes de coke du cartel arrivaient à Los Angeles chaque année.

La semaine dernière, Thomas Lenox, ancien agent de la DEA, avait témoigné évoquant l’interception d’une cargaison de jalapeños en conserve La Comadre à Tijuana effectuée par l'agence. Selon le New York Post, les jurés ont eu la chance de pouvoir examiner une boîte de jalapeños La Comadre (vide).

Lenox a également rapporté la découverte d'un tunnel inachevé à Tijuana « caché à l'intérieur d'un complexe du côté mexicain de la frontière ». Il a ajouté que, si le tunnel déjà long de presque 450 mètres avait été achevé, il se serait terminé aux États-Unis, à l'intérieur d'une conserverie et d'un entrepôt construits par la société Tia Anita. Petite anecdote : Tia Anita est une entreprise appartenant à Jose Reynoso Gonzalez, un épicier de Los Angeles qui distribuait les produits en conserve La Comadre d’ El Chapo. Il a été arrêté par le DEA à la fin des années 1980.

Martínez, également connu sous le nom d'El Tololoche, du nom d’une petite contrebasse locale, ou El Gordo Le gros »), était spécialisé dans la conception de ces « narco-tunnels » pratique pour faire passer de la drogue en contrebande. Au cours de son témoignage, il a révélé quelques-unes des dépenses fastueuses d'El Chapo – sa maison sur la plage à Acapulco était composée d’un « petit train » et d’un « zoo » avec des lions, des tigres et des panthères.

« Il avait des maisons sur chaque plage », a ajouté Martínez, selon l'Associated Press. « Il avait des ranchs dans tous les États ». Le témoin a aussi mentionné qu’ El Chapo avait « quatre ou cinq » femmes et qu'il était allé en Suisse pour suivre une « thérapie de rajeunissement cellulaire ».

El Chapo fait face à 17 chefs d’accusation – trafic de drogue, meurtre avec préméditation, blanchiment d’argent et diverses possessions d’armes. Il a plaidé non coupable.


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<![CDATA[Tous les chemins mènent au rhum]]>https://munchies.vice.com/fr/article/yw73a7/tous-les-chemins-menent-au-rhumTue, 27 Nov 2018 17:36:18 +0000Il y a peut-être débat sur les origines exactes du rhum – visiblement, avant de devenir l’emblème des Caraïbes, on le fabriquait en Inde depuis perpét’ – mais tout le monde s'accorde pour dire qu'il est clairement synonyme de « chaleur », un peu comme quand n'importe quelle eau-de-vie coule le long de votre œsophage.

Une « chaleur » tangible comme dans ce calypso de Lord Invader, qui est probablement le premier artiste à chanter le Cuba Libre, ce mélange si caractéristique de rhum et de Coca-Cola. De Cuba il est aussi question dans les cocktails qu'on vous a sélectionnés, comme de Thaïlande ou de Nouvelle-Orléans.

Même si le mojito est absent, vous allez tomber sur d'autres institutions, type piña colada ou daiquiri, et des recettes aussi riches et variées que les rhums blancs, blonds ou ambrés qui les composent. Chacun raconte une histoire et retrace la fameuse route du rhum jusqu’à votre gosier.

Une route empruntée par Joey Starr dans La Route de la Soif – dont la deuxième saison est diffusée tous les mardis à partir du 27 novembre à 22h30 sur VICELAND – et sa quête effrénée du « jus de soleil ». Si jamais vous cherchez l'inspiration et que vous avez une vieille bouteille de rhum dans les tiroirs, voilà quelques pistes :

La Piña Colada

Pinl daiquiri pastèque

Proche cousin du précédent. Le réchauffement climatique est une vraie plaie mais c'était hélas le seul moyen pour trouver des pastèque en novembre et revisiter le cocktail culte de la Nouvelle-Orléans. Pour les soirées où l'on danse collé-serré parce qu'il faut bien se réchauffer.

FAITES-LE AUSSI : La recette du Pink Daiquiri


La Route de la Soif, saison 2 : si vous avez envie de voir Joey Starr se mettre des mites dans la distillerie Barbancourt à Haïti, dans des rades aux Bahamas avec Michael K. Williams aka Omar Little dans The Wire ou à Cuba avec Ramzy Bédia aka Inspecteur Nerh-Nerh dans Halal police d'Etat, c'est tous les mardis sur VICELAND à 22h30 à partir du 27 novembre.

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