Munchieshttps://munchies.vice.com/frRSS feed for https://munchies.vice.comfrFri, 18 Jan 2019 16:11:24 +0000<![CDATA[Faux serveur mais vrai espion du gouvernement iranien]]>https://munchies.vice.com/fr/article/a3m578/faux-serveur-mais-vrai-espion-du-gouvernement-iranienFri, 18 Jan 2019 16:11:24 +0000 À Orange County, en Californie, il y a deux restaurants qui s’appellent Darya et qui servent un large éventail de plats traditionnels persans – kebabs et ragoûts inclus. Les deux possèdent un site qui revendique le « meilleur » et/ou « les recettes les plus savoureuses » de la cuisine persane dans la région.

Par contre, il n’y a qu’un restau – le Darya du South Coast Plaza à Santa Ana – qui peut se vanter d’avoir employé un espion iranien. Selon le Los Angeles Times, un serveur du nom de Majid Ghorbani aurait passé son temps libre à collecter des informations pour l’Iran.

Il aurait notamment surveillé plusieurs installations israéliennes et juives aux États-Unis, rassemblé des informations sur les membres du Mojahedin-e Khalq ou Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI) et pris pas mal de photos et vidéos à cet effet.

Bon espion, Ghorbani était un serveur encore meilleur. Il travaillait chez Darya depuis près de deux décennies. Il était donc capable de servir des verres et des assiettes de kebab koobideh tout en infiltrant les réunions de l’OMPI qui se tenaient à l’intérieur du restau.

Adoptant la stratégie de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », le conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, avait mis les agents fédéraux sur le dos de Ghorbani et de Doostda.

La relation de l'Amérique avec l'OMPI est compliquée. Selon The Guardian, ce « groupe d'opposition qui ressemble à une secte » est responsable de la mort de six Américains en Iran dans les années 1970 et a soutenu avec enthousiasme les étudiants qui ont retenu en otage 52 diplomates US pendant 444 jours après la révolution iranienne.

L’OMPI a été ajoutée à la liste des organisations terroristes en 1997 avant d’en sortir 15 ans plus tard. À l’origine de manifestations contre les actuels dirigeants iraniens, elle a finalement tapé dans l’œil de certains membres de l'administration Trump, dont le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton.

« Il existe une opposition aux ayatollahs tout à fait convenable et elle est réunie dans cette pièce aujourd’hui », avait déclaré Bolton lors d'un rassemblement de l’OMPI à Paris. « Le comportement et les objectifs du régime ne vont pas changer. La seule solution est donc de changer le régime lui-même », avait-il ajouté.

En gros, l’Iran considère l’OMPI comme un ennemi du gouvernement et aurait demandé à Ghorbani et à un autre citoyen américano-iranien, Ahmadreza Mohammadi Doostda, d’observer les faits et gestes de l’organisation. Adoptant la stratégie de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », Bolton avait lui mis les agents fédéraux sur le dos de Ghorbani et de Doostda.

Le Times rapporte que des agents du FBI ont fouillé les bagages des deux suspects après plusieurs voyages en Iran, découvrant des photos de personnes ayant participé à un rassemblement de l’OMPI à New York – annotées de leurs noms et de leurs adresses.

En avril, des agents avaient aussi trouvé une liste en farsi dans la valise de Ghorbani réclamant « plus d'influence pour trouver des informations confidentielles sur les personnes travaillant pour les réseaux d'opposition à la République islamique », et la « présentation d'une seconde personne pouvant être formée ». Ghorbani n'aura pas l'occasion de mettre son plan à exécution. En août, le FBI effectue une descente au Darya et arrête Ghorbani pendant son service.

« Nous croyons que tout le monde est innocent jusqu'à preuve du contraire, nous ne connaissons pas tous les faits mais le restaurant Darya n'a rien à voir avec cet incident. »

Les propriétaires du restau se sont dits aussi surpris que le reste du monde à l’annonce de l’arrestation. Rene Redjaian, porte-parole du Darya, a déclaré dans un communiqué que « les propriétaires aiment l'Amérique [...] et ne savaient rien des événements concernant Ghorbani. »

Elle ajoute : « Nous croyons que tout le monde est innocent jusqu'à preuve du contraire, nous ne connaissons pas tous les faits mais le restaurant Darya n'a rien à voir avec cet incident. » MUNCHIES a sollicité d'autres commentaires de la part du Darya mais n'a pas encore reçu de réponse.

Ghorbani et Doostdar sont tous deux accusés d'avoir sciemment agi en tant qu'agents de l'Iran sans notification préalable au procureur général des États-Unis, d'avoir fourni des services à l'Iran en violation des sanctions imposées par les États-Unis et de complot. Ghorbani a plaidé non coupable.


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<![CDATA[L'Amérique en pince pour l’écrevisse - et ce n'est pas une bonne nouvelle]]>https://munchies.vice.com/fr/article/bje4av/lamerique-en-pince-pour-lecrevisse-et-ce-nest-pas-une-bonne-nouvelleWed, 16 Jan 2019 11:41:30 +0000Une douzaine de bonshommes attablés devant des barquettes en aluminium s’apprêtent à s’enfiler 6 kg d’écrevisses chacun en moins de 15 minutes. Au MudBud Festival de Shreveport, troisième ville de Louisiane et ancien bastion confédéré aujourd’hui fréquenté pour ses casinos, c'est comme ça qu'on célèbre l’écrevisse depuis 34 ans.

Le temps d’un week-end, la ville accueille 80 000 personnes qui se retrouvent pour regarder ce genre de « eating contest » [compétition de gros mangeurs] – et vivre la culture Cajun au rythme des concerts de Zydeco, ce genre musical unique, créé dans les années 1930 dans le sud de l’état par les colons Acadiens et les créoles, craché par les enceintes du festival.

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<![CDATA[Le jour où vous réalisez que vos parents sont des manches en cuisine]]>https://munchies.vice.com/fr/article/a3pp9z/le-jour-ou-vous-realisez-que-vos-parents-sont-des-manches-en-cuisineWed, 16 Jan 2019 10:52:59 +0000 Commander au restaurant un plat que vos parents ont l’habitude de préparer est une expérience assez étrange. Généralement, vous lancez à la cantonade un peu avant qu’on vous le serve « Personne ne fait les lasagnes comme ma mère ! » avant de vous rendre compte, au fil de la dégustation, qu’effectivement, personne ne les prépare comme elle, certains en font de bien meilleures.

Un drôle de goût s’ajoute alors au plat. Celui de la vie d’adulte. Vie dans laquelle vous êtes entré, laissant toute espérance ainsi que vos souvenirs d’enfance. Maintenant, vous n’êtes plus tout à fait certain que les burgers de Papa étaient les meilleurs du monde. Un frisson descend le long de votre colonne vertébrale. Merde.

Quand on est gosse, il est naturel de penser que ses parents sont des cuisiniers hors pair. Pendant des années, j’ai été convaincu que tous les repas qui avaient émaillé ma jeunesse méritaient 3 étoiles au Michelin. Une sentiment assez proche de celui qui vous envahi quand votre mère vous dit que vous êtes « le plus beau du monde ». J’ai cru à cette beauté pendant longtemps puis, quand j’ai mis les pieds au collège, je me suis rendu compte que ce n’était pas vrai.

Tout ce que j’ai mangé gamin n’était donc que de la médiocre malbouffe ? Ai-je vraiment été le petit garçon « le plus beau du monde » ? Est-ce que mes parents s’aimaient vraiment ?

Mais revenons à nos fourneaux. Il y avait la pizza molle géante, le rôti rose saignant, le pop-corn gluant au caramel, les merveilleuses lasagnes – si denses qu’elles pouvaient servir de mortier –, le burger qui dégueulait sa viande hachée ou l’écrasé de pomme de terre que j’aurais aimé transformer en lit douillet. Dès que je tombais sur un restau qui vendait sa came « Meilleur que la cuisine de vos parents », j’étais pris d’une envie d’aller voir le cuistot, de l’attraper par le colbaque et de hurler : « Enlève ça, fils de pute ! ».

Cette tendance à mettre les repas de notre enfance sur un piédestal vient en partie du fait qu’ils ont constitué notre première expérience culinaire. C’est un peu comme la première fois que l’on voit un film et que, des années plus tard, on n’hésite à le revoir de peur qu’il ne soit plus à la hauteur (genre typiquement Au revoir à jamais). Tous les restaurants ressemblent à des remakes hollywoodiens de la cuisine de nos parents. On se surprendrait presque à dire : « J’arrive pas à croire qu’ils aient refait la pizza de Maman ! L’originale était tellement bonne. »

Quand on quitte le nid parental, que l’on visite le vaste monde et qu’arrive ce jour funeste où l’on commande un plat de son enfance au restau, on court le risque de porter atteinte à l’honneur de ses parents. Que se passe-t-il lorsque cette nouvelle version est absolument délicieuse, que la qualité des ingrédients et le talent du chef font voler en éclats la moindre once de nostalgie ?

Avant de vouer la cuisine de vos parents aux gémonies, réfléchissez un peu : votre père et votre mère n’avaient peut-être pas le budget nécessaire pour vous préparer autre chose.

Pris de vertiges, certains se précipitent aux toilettes pour se foutre la tête sous l’eau et remettre toute leur vie en question. Tout ce que j’ai mangé gamin n’était donc que de la médiocre malbouffe ? Ai-je vraiment été le petit garçon « le plus beau du monde » ? Est-ce que mes parents s’aimaient vraiment ? Est-ce que la vie n’est que mensonge et supercherie ?

« Est-ce que tout va bien ? », demande le serveur d’un air détaché.

« C’est horrible », lui répondez-vous. « Mais la nourriture est bonne. C’est juste qu’avant j’étais aveugle ou je ne voulais pas voir. Aujourd’hui, je vois. »

Avant de vouer la cuisine de vos parents aux gémonies sous le coup de la colère, réfléchissez à ceci : votre père et votre mère n’avaient peut-être pas le budget nécessaire pour vous préparer autre chose. En tout cas, ils n’avaient sûrement pas toute une équipe de commis à leur service. Ils devaient préparer les repas chaque soir en plus de leur job à temps plein, de l’éducation qu’ils vous donnaient et des remarques désobligeantes du type : « Encore du poulet ?! »

De même qu’il est faux de comparer des équipes sportives évoluant à différentes époques (ou Larry Bird et Dirk Nowitzki), il convient de ne pas faire de même avec les repas qu’on mangeait étant petit et ceux d’aujourd’hui. Les enfants ne sont qu’une brochette de clients mal polis qui rouspètent, crient, n’y connaissent rien aux arts de la table et partent sans payer. Par exemple, aucun chef n’a jamais été dans la situation de dire à un de ses clients : « Arrête de nourrir le chien à table ».

Peut-être que vous verrez un léger trait de déception se dessiner sur le visage de Maman. Peut-être qu’elle se saisira de l’assiette et la balancera violemment contre le mur avant de quitter la table.

Comment savoir si les boulettes de viande que préparait Maman étaient « bonnes » ou « pas dingues » ? Le véritable test se produit lors d’un de ces retours à la maison, pendant les vacances ou les fêtes de fin d’année, après avoir déjà expérimenté le fruit défendu au restaurant. Lors de ce séjour, votre palais désormais expérimenté se retrouve face à ce plat venu du passé et accessoirement de la cuisine de votre mère. Il y a du changement dans l’air. Vos parents savent que vous avez exploré de nouvelles contrées et que vous avez goûté à d’autres cuisines.

Souvent, une fois adulte, lorsque vous prenez une bouchée de ces lasagnes qui, un jour, étaient votre horizon indépassable, vous ne pouvez vous empêcher de dire : « Vous êtes déjà allés dans ce petit restau italien pas loin du métro ? Ils en font de très bonnes. La sauce est… » Puis vous marquez un temps d’arrêt et vous réalisez ce que vous venez de dire.

Peut-être que vous verrez une ride tressaillir ou un léger trait de déception se dessiner sur le visage de Maman. Peut-être qu’elle se saisira de l’assiette et la balancera violemment contre le mur avant de quitter la table. Quoi qu’il en soit, le confort idyllique de la cuisine vient d’exploser et la tendresse chaleureuse des milliers de repas de votre enfance de se dissiper comme un nuage de fumée sortant d’une casserole d’eau bouillante.

Cela ne se déroule pas toujours ainsi. Parfois, le repas ne résiste pas au choc. Ou vous vous rendrez compte qu’il s’agit en fait d’un truc pré-cuisiné tout droit sorti d’une boîte de conserve ou du micro-ondes. En de rares occasions, le petit plat de mère saura demeurer à la première place du podium, supérieur à la maîtrise de certains chefs, aux délires « de la fourche à la fourchette » ou autres pirouettes marketing auxquelles vous avez goûté depuis que vous êtes grand.

Trop de restaurants se concentrent sur une « revisite » très personnelle des plats traditionnels et oublient le bon goût de la simplicité. C’est là que vos parents peuvent tirer leur épingle du jeu.

Ce plat – s’il existe – vous renverra dans le confort et la tendresse de votre enfance, cette douce époque où vous n’étiez qu’un joyeux moutard assis sur une chaise bien trop grande, où votre tête dépassait à peine derrière l’assiette. Trop de restaurants se concentrent sur une « revisite » très personnelle des plats traditionnels et oublient le bon goût de la simplicité. C’est là que vos parents peuvent tirer leur épingle du jeu.

Du bœuf braisé maison, des macaroni au fromage aux fils interminable ou la copieuse assiette de spaghetti bolognaise – qui nécessite souvent de changer de t-shirt après le repas – de nombreux plats relèveront le défi du temps. Certains parents passent même un petit coup de fil avant votre arrivée pour savoir ce que vous voulez manger une fois à la maison. Ça, c’est du service client ma gueule. Est-ce que vous avez déjà vu un chef en faire autant avant de vous attabler dans un de ses restaurants ?

La cuisine de vos parents est la première et la meilleure expérience culinaire de votre vie, mais cela ne relève pas uniquement de la nourriture. En effet, c’est dû, en grande partie, et pour beaucoup d’entre nous, au fait que ces plats étaient préparés avec amour, que l’on y avait droit même quand on débarquait en catastrophe 3 minutes avant la fermeture, et que cette tradition se maintenait en cas de divorce, même si elle impliquait désormais deux cuisines différentes – Dieu merci, c’est le parent qui savait cuisiner qui a eu ma garde.

Pour conclure, je me fous royalement de savoir si la cuisine de ma mère est meilleure ou moins bonne que celle de tel ou tel restaurant. Ce qui compte pour moi, c’est que ma mère préparait des plats bien meilleurs que la merde qu’on mangeait chez les parents de mes potes. T’entends Marc ? Celle-là, elle est pour toi.


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<![CDATA[On est allé parler à la créatrice de la « gaufre-falafel »]]>https://munchies.vice.com/fr/article/gy7zvj/on-est-alle-parler-a-la-creatrice-de-la-gaufre-falafelTue, 15 Jan 2019 15:55:39 +0000Devant un cronut, un cragel ou un sushi-burrito, le monde se divise en deux catégories : les gens qui sont d’avance acquis à la cause et les sceptiques – généralement de la même famille que ceux qui s’arrachent cheveux et ongles à la simple mention d’une pizza à l'ananas.

Quel intérêt gustatif y aurait-il à manger un ramen saupoudré de spéculoos ? Aucun, si ce n’est la perspective qu’à un moment, une de ces inventions dignes de Frankenstein mène à une créature culinaire qui tiendrait plus du sublime que de la tendance.

Prenez la gaufre : une spécialité sucrée que le monde entier envie à la Belgique. Elle est la base de croisements toujours réussis. Impossible d’oublier ces vacances où une grand-mère au fort accent m’a tendu une gaufre aux lardons ou la première fois que mes yeux se sont posé sur une assiette de « chicken & waffles » — l’union sacrée du gras, du sucré et du poulet.

Contre l’équivalent en shekel de 7 euros, ils y servent une gaufre « belge » faite de pois chiches, découpée comme un pain pita et bourrée d’une crème de sésame et de légumes.

Pas étonnant que tous les voyants se soient donc allumés quand j’ai entendu parler des gaufres-falafels de Tali Shem Tov et de son mari Almog. Ce couple d’Israéliens a ouvert il y a quelques semaines Belgian Falafel, un snack dans la banlieue de Tel-Aviv, à Rishon LeZion.

Contre l’équivalent en shekel de 7 euros, ils y servent une gaufre « belge » faite de pois chiches, découpée comme un pain pita et bourrée d’une crème de sésame et de légumes. Pour les vegans ou n'importe quel individu doté d’un appareil digestif, ça ressemble au paradis dans un gaufrier.

J’ai donc demandé à Tali quel message divin avait-elle reçu pour finir par accoucher de ce concept. La vérité, c’est qu’on aurait probablement dû y penser avant. Mais puisque des falafels anversois ont été élus les meilleurs du monde, on va dire que c’est de bonne guerre.

Gaufre Falafel Tel Aviv 3

Vous avez fait quelle tête quand vous avez vu pour la première fois cette queue devant le restaurant ?
Je ne m’y attendais pas du tout, très franchement. C’était la première semaine d'ouverture du restaurant et on pensait la jouer tranquille. Tout n’était pas prêt, on devait encore terminer de peindre, d’accrocher les photos du menu… Mais dès le premier jour, ça a été la cohue. C’était une vraie maison de fou. La file était sans fin, tout le monde voulait voir et goûter ce dont les gens parlaient.

Aujourd’hui, ça marche toujours du tonnerre, mais pas comme au premier jour - et heureusement. On reçoit aussi des appels d’autres pays, qui veulent ouvrir des franchises : en Australie, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, aux États-Unis ; partout ! Récemment, c’est à Chicago qu’on nous a demandé de nous installer. Et on a déjà vendu une franchise à Tel-Aviv.

Et la Belgique, c’est pour quand ?
Quand vous voulez ! Si quelqu’un est intéressé en Belgique, il n’a qu’à nous contacter. Ça serait un vrai rêve d’importer nos « gaufres-falafels » chez vous.


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<![CDATA[Les Anglais font des réserves de pinard européen avant le Brexit]]>https://munchies.vice.com/fr/article/zmdpy4/les-anglais-font-des-reserves-de-pinard-europeen-avant-le-brexitTue, 15 Jan 2019 14:30:45 +0000 Ça déprime sec de l’autre côté de la Manche. Alors que Theresa May est sur le point de se faire recaler par les députés britanniques et que la Grande-Bretagne risque de quitter l'Union européenne sans avoir trouvé d’accord raisonnable, l’avenir culinaire de l’île s'annonce particulièrement sombre.

En cas d’échec, les camions feraient ainsi l'objet de contrôles supplémentaires aux frontières à Calais – entraînant un très probable retard dans les livraisons de produits venant d’autres pays de l’UE. Les Britanniques devront donc se rabattre sur les produits cultivés localement pour se nourrir, en particulier pendant les mois d’hiver, ce qui signifie beaucoup de navets et de choux – jusqu’à ces deux semaines en août au cours desquelles on aura assez de soleil pour faire pousser huit tomates et un poivron.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils pourront toujours noyer leur chagrin dans un « bon » vin français de supermarché à un prix raisonnable pour accompagner la 30 e soupe aux choux du mois. Même pas ? Selon The Drinks Business, site dédié à l’industrie des alcools et autres spiritueux, les grossistes du Royaume-Uni commencent à stocker des vins européens flippant qu’un Brexit sans accord tarifaire ait un impact considérable sur le prix des imports.

« Si le Royaume-Uni se retrouve avec un Brexit sans accord, on devra faire face à des droits de douane supplémentaires ce qui risque de se répercuter sur le portefeuille du consommateur. »

Dans un blog publié sur son site, la Wine and Spirit Trade Association (WSTA) a exhorté le gouvernement à trouver un accord avant de quitter l'Union européenne et de « préserver » le prix des vins. L'organisation a également recommandé à ses membres d’augmenter leurs stocks de 20 % afin de réduire la charge qu’un départ de l’UE ne manquerait pas de faire peser sur la chaîne logistique.

« Si le Royaume-Uni se retrouve avec un Brexit sans accord, les entreprises vinicoles devront faire face à des droits de douane supplémentaires », explique la WSTA, « ce qui risque fort de se répercuter sur le portefeuille du consommateur en faisant grimper les prix du vin à un niveau record. »

« Dans l'éventualité d’un tel résultat, la WSTA suggère qu'une suspension temporaire de tous les tarifs sur le vin pendant une période de six à douze mois réduirait considérablement les tensions le long de la chaîne d'approvisionnement qu'un Brexit entraînerait inévitablement », peut-on lire également.

Parmi les entreprises concernées, Wholesalers Direct Wines devrait acheter 2 millions de bouteilles supplémentaires de vin en provenance d’Europe par rapport à son stock annuel. Majestic Wine en a acheté 1,5 million supplémentaire. La chaîne de cafés Wetherspoons a récemment supprimé de sa carte les vins et les spiritueux européens (y compris de tous les Champagne). La probabilité que l'ensemble de la population britannique se mette volontairement aux vins locaux paraît néanmoins très faible.


Cet article a été préalablement publié sur MUNCHIES UK

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<![CDATA[Mochi the Killer : le gâteau de riz japonais qui tue chaque année]]>https://munchies.vice.com/fr/article/nepgy8/mochi-the-killer-le-gateau-de-riz-japonais-qui-tue-chaque-anneeTue, 15 Jan 2019 10:59:28 +0000 Chaque année, c’est la même rengaine. Des messages d’avertissement sont diffusés dans tout l’archipel et rappellent les dangers que la consommation de mochi, gâteau de riz gluant traditionnellement mangé aux alentours de la nouvelle année, représente.

Mais comme une pendule un peu trop bien réglée, les Japonais continuent d’ignorer les signaux envoyés par les autorités. Et 2019 n’est pas une exception. Ces derniers jours, une personne est morte en s’étouffant avec un mochi.

Selon Japan Today, les pompiers de Tokyo ont annoncé l’hospitalisation de 11 personnes durant la semaine de célébration de la nouvelle année à cause de ces gâteaux dont la pâte est confectionnée en écrasant le riz. Selon CBS News, 7 personnes concernées avaient plus de 60 ans. Même si les Japonais mangent des mochi toute l’année, le Nouvel An est l’occasion d’en bouffer une variante, le kagami mochi et accessoirement d’essayer de s’attirer la chance, une bonne récolte et/ou la faveur des astres.

Les avertissements sont surtout adressés aux personnes âgées pour qui la consistance même du mochi est un danger.

Le kagami mochi est généralement consommé dans une soupe ozoni servie le Jour de l’an. Et à cause de sa texture caoutchouteuse et plutôt collante, le mochi peut rapidement présenter une menace pour votre œsophage. Comme le rapporte SoraNews24, « l’ozoni a une capacité flippante : celle de vous mener de la vie à trépas ». Précision : les gens qui en consomment ont tendance à boire le bouillon avec le mochi et le risque important de faire glisser la masse gélatineuse dans le mauvais tuyau.

SoraNews24 note que les avertissements sont surtout adressés aux personnes âgées pour qui la consistance même du mochi est un danger – avec ou sans soupe – compte tenu de la difficulté à en couper des morceaux avec des dents qui ne sont plus aussi affûtées qu’avant.

Les pompiers de Tokyo conseillent donc de faire des petits bouts de mochi, de mâcher lentement et de faire attention si vous en servez à des enfants ou à des représentants du troisième âge.

Faut-il rappeler qu’en 2018, les mochi avaient causé la mort de deux personnes et l’hospitalisation d’une douzaine ? On est heureusement encore loin du bilan du Nouvel An meurtrier de 2015, de ses neuf victimes et de ses 128 blessés.


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<![CDATA[2019 s'annonce aussi pourri que 2018 selon les asperges]]>https://munchies.vice.com/fr/article/d3bqqk/2019-sannonce-aussi-pourri-que-2018-selon-les-aspergesMon, 14 Jan 2019 12:10:47 +0000 Vous voulez quelques prévisions pour 2019 ? Il pleuvra pendant Rock en Seine, la police continuera d’utiliser des grenades de désencerclement, de la fausse viande sera bientôt servie dans les restaus et, si on fait confiance à cette dame qui lit l’avenir dans les asperges, l’Angleterre va remporter la prochaine Coupe du monde de football (féminin en mars prochain).

Jemima Packington, 62 ans, vient de la ville de Bath. Chaque année, elle lance une série de prédictions fondées sur la manière dont une poignée d'asperges atterrit après avoir été jetée dans les airs. Pour une raison assez simple – la perte totale de repères du monde occidental – les gens y croient.

Bon, peut-être aussi à cause des nombreux articles – comme celui que vous êtes en train de lire – qui relaient ses prédictions en se gaussant bêtement ou en mesurant la fréquence de réussite de Jemima. À son crédit, les prévisions sont assez bonnes pour qu’elle soit devenue une sorte de célébrité dans le sérail (que j’imagine petit) des mystiques non-conventionnels.

Packington, qui se considère la seule et unique « asperge-o-mancienne » de la planète, prétend avoir la capacité de voir dans l'avenir et la plante depuis qu'elle est enfant. Adulte, elle profite de son don pour faire depuis une dizaine d’années le tour des chaînes de télé britanniques – notamment pour savoir quel participant de Big Brother va se faire virer.

En 2018, elle avait notamment prédit « [des] tremblements de terre et des éruptions volcaniques au cours des 12 prochains mois ».

Chaque année, elle se rend aussi à l’Asparafest – événement pendant lequel MUNCHIES lui avait parlé en 2014. Après avoir correctement prédit le Brexit, elle adresse au Mirror chaque année en janvier une série de prédictions pour les mois qui viennent.

En 2018, elle avait notamment vu dans les asperges que l'Angleterre ne « ramènerait pas la Coupe à la maison » – banco – que Trump « amènerait le monde au bord d'un grave conflit » – OK... – que des acteurs britanniques anonymes remporteraient des Oscars – ... – qu'il y aurait un scandale politique (sans spécifier lequel) ainsi que « [des] tremblements de terre et des éruptions volcaniques au cours des 12 prochains mois ».

Sans faire l'avocat du diable, tout ça semble assez inévitable – même sans le changement climatique non maîtrisé qui provoque des ravages irrévocables et des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes. Elle a également affirmé que les asperges avaient annoncé que Theresa May serait remplacée en tant que Premier ministre. Apparemment, les plantes ne maîtrisent pas tout.

« Mes prévisions sont généralement entre 80 et 90 % justes », assure-t-elle au Mirror cette année. Du coup, qu'est-ce que 2019 a en magasin selon Packington ?

  • Les craintes suscitées par le Brexit s'avéreront « largement infondées »
  • La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis prendra fin mais il y aura une récession qui nous touchera tous.
  • Les températures extrêmes deviendront la norme
  • Le succès de A Star is Born aux Oscars – les acteurs britanniques seront également au rendez-vous
  • Les joueurs anglais de cricket et de rugby auront beaucoup de succès au début de la nouvelle année et pousseront les autres sportifs britanniques vers les sommets
  • Les asperges connaîtront un record de ventes

Je ne dis pas que Jemima Packington est forcément une arnaque (est-ce que la divination par légume est une entreprise vraiment rentable ?) mais si vous pensez que tout cela est assez vague pour devenir une réalité au bout d'une longue période de temps (genre toute une année civile), bienvenue au club. J'étais sceptique à la base mais, franchement, qui a besoin de lire dans des asperges pour savoir qu’A Star is Born va rafler quelques statuettes en 2019 ?


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<![CDATA[Dans la distillerie qui existait avant même que l’Amérique ne soit un pays]]>https://munchies.vice.com/fr/article/wjygay/dans-la-distillerie-qui-existait-avant-meme-que-lamerique-ne-soit-un-paysMon, 14 Jan 2019 10:29:29 +0000Il n’y a rien de plus « Américain » que l’applejack. Cette eau-de-vie à la pomme est l’incarnation même de la gnôle aux États-Unis. « Je sais que mon avis est un peu biaisé, mais oui, c’est le spiritueux original », assure Lisa Laird Dunn qui se trompe rarement en matière d’alcool.

Il y a des destins plus originaux que celui d’un enfant qui marche dans les pas de ses parents et reprend l’entreprise familiale. L’histoire de Lisa Laird Dunn est néanmoins un peu différente. Connue sous le nom de « First Lady of Applejack » (la Première dame de l’applejack), Lisa est la vice-présidente de Laird & Company, la plus vieille distillerie familiale du pays, et la neuvième génération de Laird Dunn à la diriger.

Laird & Co opère officiellement depuis 1780 mais produisait déjà son eau-de-vie de pomme bien avant. « On est arrivé environ un siècle avant le bourbon. On produisait déjà de l’eau-de-vie de pomme avant même que l’État du Kentucky n’existe », souligne Lisa.

L’entreprise est située dans le comté de Monmouth, New Jersey. Son siège est à Scobeyville, dans le canton de Colts Neck, qui est lui-même frontalier de plusieurs villes dont Marlboro, où j’ai passé les 13 premières années de ma vie. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, je suis devenu journaliste, spécialiste en spiritueux, et je parcours le monde entier pour parler de whisky, de cocktails et d’autres. Alors qu’ils ne sont qu’à quelques kilomètres de là où j’ai grandi, je n’avais pourtant jamais entendu parler de l’histoire des Laird.

Dans l'arbre généalogique bien fourni de la famille, il y a Alexander Laird, qui débarque dans les colonies des Amériques en 1698 avec sa science de la distillation.

Peut-être devrais-je dire aujourd’hui que ma vocation a été influencée de manière inconsciente par cet héritage local – une histoire plus marrante que ces quelques verres de whisky que je m’enfilais avec des potes et que j’appréciais au point de commencer à écrire dessus. Pour en revenir aux Laird, disons que leur présence ne m’a pas frappé quand j’étais jeune même si leur réputation était faite depuis bien longtemps.

Elle remonte même à une époque où les États-Unis n’étaient pas encore un pays. Leur arbre généalogique de leur famille, il y a Alexander Laird, arrivé dans les colonies des Amériques en 1698. Cet Écossais aurait apporté dans ses bagages sa science de la distillation, et dès 1717, il l’utilisait pour servir de l’eau-de-vie de pomme à la taverne de Colts Neck.

En 1760, un jeune homme du nom de George Washington, qui, plus tard, dirigera lui aussi une distillerie (et réalisera bien d’autres choses au cours de sa vie), écrit une lettre demandant aux Laird la recette de leur eau-de-vie de pomme.

Quelques années plus tard, il est invité par la famille Laird à dîner avec ses officiers. La guerre d’indépendance des États-Unis fait rage et le comté de Monmouth n’échappe pas aux d’affrontements entre Anglais et Américains. L’eau-de-vie des Laird sera utilisée pour réchauffer les troupes in eau-de-vie de pomme à ses troupes.

Au siège des Laird, dans le New Jersey, il y a encore des vestiges de cette époque que la famille veut, dans un avenir proche, transformer en un centre historique et un musée ouverts aux touristes. On y trouve aussi un des entrepôts de barriques de maturation. La distillerie, quant à elle, se trouve désormais en Virginie, près des vergers. « Même si le New Jersey est appelé Garden State, on n’a plus autant de pommes qu’avant », précise Laird Dunn.

« On n’utilise que des pommes fraîches, et on n’achète pas de jus de pomme à d’autres producteurs. Donc notre laps de temps pour produire est relativement court. »

La nature a laissé la place à des cités-dortoirs et ramener les pommes en camion depuis la vallée de Shenandoah n’avait pas vraiment de sens. Les Laird ont donc préféré rapprocher le site de distillation des pommes histoire de continuer à utiliser des fruits fraîchement ramassés pour fabriquer sa gnôle.

« En toute objectivité, on a une production relativement modeste », remarque Laird Dunn. « On est la toute première distillerie artisanale du pays mais on a une capacité de production limitée. On n’utilise que des pommes fraîches, et on n’achète pas de jus de pomme à d’autres producteurs. Donc notre laps de temps pour produire est relativement court. »

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Aujourd’hui, Lisa Laird Dunn poursuit activement les collaborations entre sa marque et les barmen. Elle encourage l’utilisation des produits de sa famille sans freiner la créativité et l’enthousiasme. « L’une des facettes de mon travail que je préfère, c’est de voyager à travers le pays et dans le monde entier pour goûter les cocktails que de brillants barmen créent avec l’applejack », raconte-t-elle. « C’est absolument extraordinaire. »

Et elle n’est pas seule dans sa tâche puisque son fils, Gerard Dunn, vient de rejoindre l’aventure. « La dixième génération est maintenant représentée au sein de la société », dit-elle. « C’est la première fois que trois générations travaillent en même temps au sein de l’entreprise. C’est vraiment très excitant pour nous. »

En attendant peut-être de future recrue. « Ma fille est actuellement au lycée et elle aimerait aussi nous rejoindre », ajoute Lisa. « Ma grand-mère est venue nous prêter main-forte pendant une courte période, après le décès de mon grand-père, mais […] je suis la première femme à avoir un poste de cadre au sein de l’entreprise. Et je serai très heureuse que ma fille se joigne à nous, elle aussi. »

Les liens familiaux et les racines locales qui remontent à plus de trois siècles prouvent l’ancrage de la société Laird & Co. « On est très fier d’avoir pu développer l’entreprise et traverser une histoire faite de hauts et de bas pour représenter notre État et notre pays » conclut-elle.


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<![CDATA[Le cassoulet façon Matty Matheson]]>https://munchies.vice.com/fr/article/gymaex/le-cassoulet-facon-matty-mathesonThu, 10 Jan 2019 13:54:53 +0000Portions : 4
Préparation : 30 minutes
Temps total : 5 heures

Ingrédients

pour l'agneau :
2 jarrets (environ 700 g)
1 oignon jaune moyen, coupé en deux
1 poireau dont on a retiré le haut (vert foncé), coupé grossièrement
1 carotte émincée grossièrement
1 branche de céleri, coupé grossièrement
1 c. à soupe de gros sel

pour le cassoulet :
125 ml de graisse de canard
500 g de poitrine de porc coupé en dés de 5cm
3 gousses d'ail, écrasées
2 branches de céleri, grossièrement coupées
1 carotte, coupée en dés
1 poireau, émincé finement
1 oignon jaune moyen, émincé finement
3 c. à soupe de concentré de tomate
1,5 kg de haricots blancs secs, à faire tremper une nuit entière
2 brins de romarin
2 brins de thym
un petit bouquet de persil à feuille plate
environ 2 litres de bouillon de poulet
2 c. à soupe d'huile de colza
7 saucisses de Toulouse
170 g de miettes de pain ou de chapelure
6 cuisses de canard confites

Instructions

1. Pour l'agneau : Versez tous les ingrédients dans une casserole moyenne. Couvrez d’eau et faites bouillir. Baissez le feu pour laisser mijoter en retirant la mousse qui pourrait se former. Laissez mijoter sans couvercle pendant 3 heures ou jusqu’à ce que les jarrets d’agneau soient tendres et se détachent de l’os. Videz l’eau, retirez les jarrets et jetez le reste. Lorsque les jarrets ont suffisamment refroidi pour être manipulables, enlevez toute la viande et mettez-la au frigo jusqu’à ce qu’elle soit prête à être utilisée.

2. Pour le cassoulet : Faites chauffer la graisse de canard dans une grande marmite à feu moyen plus (entre moyen et vif). Ajoutez la poitrine de porc et faites cuire, en tournant la viande lorsque nécessaire, jusqu’à ce qu’elle ait pris une couleur brune (environ 10 minutes). Retirez la poitrine de porc et réservez, mais laissez la graisse qui en résulte au fond de la marmite.

3. Baissez le feu à moyen. Ajoutez l’ail, le céleri, la carotte, le poireau et l’oignon. Faites cuire le tout jusqu’à ce que l’oignon soit translucide et que son odeur s’échappe de la marmite (environ 7 minutes). Versez le concentré de tomate et laissez cuire 2 minutes. Ajoutez le porc et les haricots. Attachez ensemble le romarin, le thym et le persil avec du fil de boucherie. Plongez les herbes dans les haricots. Versez le bouillon de poulet. Portez à ébullition, puis réduisez le feu pour laisser mijoter. Laissez cuire jusqu’à ce que les haricots soient assez tendres pour être facilement écrasés entre les doigts (environ 90 minutes).

4. Préchauffer le four à 200º C. Retirez le bouquet garni et versez les haricots dans une grande marmite. Ajoutez la viande d’agneau et assaisonnez avec du sel et du poivre.

5. Faites chauffer l’huile dans une grande poêle anti-adhésive à feu moyen. En procédant par étapes, faites cuire les saucisses, en les retournant lorsque nécessaire, jusqu’à ce qu’elles aient pris une belle couleur brune (environ 3 minutes). Nichez les saucisses dans le mélange de haricots.

6. Recouvrez les haricots et la saucisse des miettes de pain. Posez les cuisses de canard sur la dernière couche. Enfournez et laissez cuire jusqu’à ce que les cuisses de canard soient dorées et croustillantes (environ 25 minutes).

Plus de recettes de Matty Matheson :

La soupe à l'oignon
Les lasagnes au boeuf
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<![CDATA[Manger à poil au restau ne sera bientôt plus possible à Paris]]>https://munchies.vice.com/fr/article/yw7837/manger-a-poil-au-restau-ne-sera-bientot-plus-possible-a-parisThu, 10 Jan 2019 11:05:01 +0000 En mars 2018, l’Association des Naturistes de Paris (ANP) avait publié sur Facebook un post annonçant l’organisation d’une visite entièrement nu de l’exposition Discorde, fille de la nuit au Palais de Tokyo. Le billet avait déclenché un enthousiasme surprenant (même pour l’asso), plus de 22 000 internautes s’étant montrés intéressés par l'événement.

« Cet engouement confirme surtout que le naturisme et ses effets positifs attirent plus de monde que ce que l’on avait imaginé », réagissait à l'époque l’ANP dans les colonnes du Guardian. « C'est clairement l'occasion de faire comprendre qu’il existe une demande importante de ce genre à Paris mais qu’il y a bien trop peu d’endroits pour le faire. »

La France compte plus de 2,7 millions de gens qui se considèrent naturistes. Il y a dans l’Hexagone 460 lieux où la nudité publique est permise (155 campings, 73 plages et même un tournoi de bowling). Paris est considéré comme une des villes d’Europe les plus accueillantes pour les naturistes. Du coup, c’est avec stupeur et désarroi que l’on apprend la fermeture programmée d’O’Naturel, le premier restau naturiste de la capitale, faute de clients.

En février prochain, O’Naturel ne sera plus parce qu’il n’y a pas assez de culs (nus) qui se sont assis sur ses sièges (hygiéniquement protégés). « C'est avec un grand regret que nous vous annonçons la fermeture définitive du restaurant O'Naturel le samedi 16 février 2019. Nous vous remercions d'avoir participé à cette aventure en venant dîner chez O'Naturel. Nous ne retiendrons que de bons moments, des rencontres avec de belles personnes et des clients ravis de partager des moments exceptionnels. »

« Nous ne retiendrons que des rencontres avec de belles personnes et des clients ravis de partager des moments exceptionnels. »

Les frères Saada – jumeaux mais pas du tout naturistes – ont ouvert l’adresse en novembre 2017 dans le 12 e arrondissement. Le restau avait un code de conduite très strict. Tous les clients devaient être à poil (à l’exception des enfants qui accompagnaient hypothétiquement les adultes, le personnel en salle et la brigade), ne pas montrer de « comportement relevant de l’exhibitionnisme ou à dessein sexuel » et déposer smartphones ou caméras aux vestiaires. En échange, ils se voyaient remettre une paire de chaussons et de quoi protéger leur chaise.

Laurent Luft, président de l’ANP, a confié à MUNCHIES les raisons qui ont, selon lui, conduit le restau à fermer : une mauvaise combinaison de prix trop élevé et de saison touristique morne.

« Depuis son ouverture, le restaurant se reposait, comme la plupart des adresses de restauration à Paris, sur le tourisme. La chute en décembre du nombre de vacanciers l’a donc particulièrement affecté. Je suis persuadé que beaucoup de petites entreprises ont subi de plein fouet les deux derniers mois difficiles », a-t-il expliqué.

« Le prix du menu est aussi une des raisons de la baisse de la fréquentation. Pour la qualité de la nourriture servie, ce n’est pas cher mais, pour beaucoup de Parisiens, c’est au-dessus de leur budget pour une sortie quotidienne ou régulière. Beaucoup y sont allés une fois, ont été conquis par le menu ou le service, mais n’y sont pas retournés. »

O’Naturel avait pourtant tout pour plaire ; trois plats pour 49 euros, des bonnes critiques sur TripAdvisor et des options sans gluten. « Beaucoup de nos nouveaux membres ont découvert le naturisme pour la première fois à O’Naturel », ajoute Luft. « Ils y sont peut-être d’abord allés pour avoir une expérience unique à raconter à leurs petits-enfants. Puis se sont rendu compte que c’était agréable de manger tout nu. »

Sur Facebook, O’Naturel a prévenu que les réservations étaient acceptées jusqu’au dernier jour avant la fermeture. Un festin nu à Paris est donc encore possible. Et si jamais vous ratez le restau, haut-les-cœurs, sachez qu’il existe toujours une portion du bois de Vincennes où vous pouvez organiser des pique-niques à oilpé.


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