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Photo de Jack Newton

On a fait la tournée des bars avec les sosies de Guy Fieri

ParAlex NorciaphotosJack NewtonetCharlie Rubin

Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui suivent la route du mauvais goût et les autres. Devinez laquelle on a choisi ?

Photo de Jack Newton

Les Américains ont clairement un truc avec Guy Fieri. Avec sa coupe de cheveux peroxydée « à la Billy Idol » et ses chemises hawaïennes, Guy est un chef qui a surtout fait son trou à la télé, présentant plusieurs émissions de bouffe diffusée par la chaîne Food Network (comme Diners, Drive-Ins and Dives ou Guy Off the Hook). Il a quand même fini par ouvrir un restau à New York – pas super bien reçu par la critique.

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Fieri, sa dégaine ostentatoire et son bagou, incarnent aux yeux de nombreux observateurs l’Amérique d’en bas ; un peu rustique, un peu bourrine mais pas moins sympathique. Du coup, ce samedi 18 novembre, 100 personnes grimées en Guy Fieri se sont rendues à Manhattan pour participer au deuxième FieriCon, une tournée des bars qui allaient les mener au Hog Pit, au Pioneers Bar, au Stout NYC Flagship et à la Keg Room, avant de conclure cette journée en beauté, au Guy's American Kitchen and Bar de Times Square.

LIRE AUSSI : Qui est Guy Fieri?

La deuxième édition du FieriCon est une célébration rauque du chef qui consiste donc à s'habiller comme lui, à aimer la viande comme lui, à crier ses slogans les plus marrants et à boire de la bière pas trop reuch comme si l'Apocalypse était pour demain.

Les « faux-Fieri » se sont donc mis en quête de Flavortown, cet Eldorado vanté par Guy devant la caméra et qu’il a tenté d’expliquer dans l’interview publiée par MUNCHIES : « En fait, l’idée est de trouver une ‘maison’ pour tous ces aliments, tous ces plats. Willy Wonka a bien une rivière de chocolat non ? Donc c’est un peu comme dans Matrix, Flavortown héberge toute cette bouffe, mais on ne peut s’y rendre que si l’on croit à son existence. »

Photo de Jack Newton

Personne ne sait vraiment où se trouve le portail qui mène à la ville imaginaire de Flavortown. Pas même la douzaine d’hommes et de femmes affublés de perruques blondes, de faux boucs et vêtus de t-shirt à l’effigie de leur idole ou de marques de sauce pimentée. Le cri de ralliement ? « JE SUIS GUY FIERI » qui est finalement repris à l’unisson.

David Gold, 24 ans, organisateur de l'événement, a semblé à la fois excité et submergé tout au long de la tournée. Il était plutôt heureux de voir autant de gens répondre à l’appel et tout aussi déconcerté par l’attention portée au FieriCon. En 2016, le site de Gothamist, Time Out New York et d'autres médias locaux ont couvert l'événement inaugural. Cette année, même le New York Post a interviewé Gold. Et malgré toute cette presse, ce dernier ne se doutait pas une seule seconde que des inconnus allaient débarquer.

« Franchement, au départ c’était juste une blague entre potes. Maintenant, c'est devenu un truc énorme. Même les parents de mes amis sont là. »

« Franchement, au départ c’était juste une blague entre potes », concède-t-il. « Maintenant, c'est devenu un truc énorme. Même les parents de mes amis sont là. Il y a eu 9 000 vues sur le site la veille. »

Gold a eu cette idée saugrenue un après-midi, alors qu'il bouffait de la nourriture chinoise dans son canapé en matant Diners, Drive-In and Dives. Il a construit un site web rapido et « d'une manière ou d'une autre », dit-il, « des gens sont tombés dessus ».

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La référence évidente du FieriCon, c’est le SantaCon, quand des milliers de buveurs descendent dans Manhattan vêtus de leur plus beau costume de Père Noël pour s’en jeter quelques-uns (voire beaucoup) derrière la cravate et éventuellement, se mettre sur la gueule ou se livrer à des activités sexuelles en public

Gold reconnaît que le SantaCon est une inspiration mais rejette toute forme de parallèle. Son FieriCon est beaucoup plus petit (pour l'instant) et les participants sont animés de désirs bien plus « joviaux ». Jusqu'à présent, l’ambiance est effectivement très bon enfant et les participants se sont mieux comportés que des Pères Noël dépravés que notre société a vus naître.

Quand un des Guy est monté sur une table du Stout NYC Flagship avec un cheeseburger, la foule a soudainement retrouvé son calme. Les autres Guys, seau de Bud Light à la main, étaient prêts à écouter sa critique. Le Guy a pris une bouchée du burger et hurlé.

« C’EST DE LA BOMBE.COM ! »

La pièce a éclaté en applaudissements. Voici d'autres citations qu'on a entendu pendant la tournée et ce que nos deux photographes ont retenu.

Photo de Jack Newton

« Tu sais, Guy est le genre de mec que tu veux juste imiter. Il incarne vraiment le goût. »

Photo de Charlie Rubin

« Mon cousin m'avait parlé de cet évènement et je n'abandonne jamais la famille. »

Photo de Jack Newton

« Cette Colt 45 [bière] commence à faire son chemin. »

Photo de Charlie Rubin

« On veut aller à Flavortown et on espère que Guy sera là. »

Photo de Charlie Rubin

"Est-ce que c'est une tache de bacon ?! »

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« Est-ce que je peux tirer une taf de ta cigarette électronique Jewel ? Je pense que c'est un truc que Guy ferait. »

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« On a pas besoin de carte d'identité. Ils savent qui on est. »

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« Oh regarde, c'est une fille Fieri. »

Photo de Charlie Rubin

« Il n'y a qu'un Fieri et c'est moi. »